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Approche

L’équilibre financier du régime général de pension et, par conséquent, de la réserve financière à gérer par le FDC, dépend essentiellement de facteurs macroéconomiques. Les risques majeurs d'un déséquilibre financier consistent en un ralentissement de la croissance de la population active, voire en un recul de cette dernière. Le rendement des investissements du FDC n’a donc qu’une influence secondaire sur l’équilibre financier et un éventuel déficit futur ne pourra en aucun cas être intégralement financé par les revenus des placements effectués. Compte tenu de ces faits, les principes d’une gestion actif-passif (« asset liability management ») n’ont pas pu servir de base dans la définition d’une stratégie d'investissement. La méthode adoptée pour déterminer cette dernière s’est donc inscrite dans un but général d’optimisation des investissements et de maximisation du rendement en fonction de certains facteurs, à savoir :

  • le besoin de liquidités ;
  • l’horizon d’investissement ;
  • la tolérance en matière de risque ;
  • le rendement minimum cible ;
  • le choix des catégories d’investissement.

Le FDC présente un très faible besoin de liquidités étant donné que le régime général d'assurance pension affiche toujours un excédent de cotisations par rapport aux prestations. Les actifs du FDC ne doivent donc pas contribuer au financement immédiat des prestations. En conséquence, son horizon d’investissement peut être qualifié de long terme.

La méthode retenue pour définir le budget de risque est celui de la « Value at Risk » (VaR), exprimée en pourcentage du capital. Ce concept, largement appliqué dans l’industrie financière, permet de fixer un seuil de perte maximal qui ne devrait pas être dépassé avec une probabilité définie au cours d’un certain horizon temporel.

En outre, un rendement minimum cible de l’ordre de 3,80% a été fixé, pourcentage devant au moins permettre une compensation de l’impact de la croissance des salaires réels et du taux d’inflation sur le niveau de la réserve tout comme la couverture des frais de gestion du capital.

Le choix des catégories d’investissement s’est déroulé en deux étapes. Dans une première étape, l’allocation globale a été définie pour laquelle uniquement des catégories d’actifs classiques (actions, obligations et liquidités) ont été prises en considération en fonction de leur degré de risque propre. Ces dernières présentent une prime de risque systématique et peuvent donc être modélisées sur base de données historiques. Lors de la deuxième étape, d’autres catégories d’investissement à l’intérieur des classes d’actifs classiques ont été considérées afin de déterminer l’allocation affinée tout en tenant compte des risques spécifiques à chaque catégorie d’investissement. Cette deuxième phase a permis d’améliorer qualitativement l’allocation globale et de spécifier la structure régionale du portefeuille global.

La stratégie d'investissement actuelle du FDC

Le portefeuille global des actions affiche un quota stratégique de 30% et est composé des compartiments actions monde et actions marchés émergents. En raison de la nécessité d’une expertise approfondie et d’une connaissance particulière au niveau des marchés émergents, une catégorie distincte à hauteur de 5% a été introduite.

Au niveau des obligations, l'allocation stratégique présente une catégorie obligations monde de 25% couverte contre le risque relatif aux devises. Un même quota de 25% a été assigné aux obligations EUR. Etant donné que les obligations monde représentent une alternative aux obligations EUR, ce pourcentage identique permet une meilleure diversification au niveau du portefeuille obligataire global, se chiffrant donc à un total de 50%. Remarquons que les actifs relatifs aux prêts, cédés au FDC début 2009 par les anciennes caisses de pension, ont été incorporés dans la catégorie des obligations EUR étant donné que ceux-ci ressemblent fortement en termes de risque et de rendement à des titres à rendement fixe.

Les liquidités représentent 5% du total des avoirs sous gestion.

Le parc immobilier, jadis géré par les anciennes caisses de pension et transféré comme les prêts au FDC début 2009, représente environ 3% du patrimoine total et se situe entièrement au Grand-duché de Luxembourg. Pour intégrer au mieux ces actifs, la catégorie biens immobiliers Luxembourg a été implémentée et dotée d’un quota de 5%. Le compartiment biens immobiliers monde avec un quota identique de 5% permet de ne pas limiter le volet immobilier aux seuls aléas du marché luxembourgeois. Ainsi, le portefeuille global immobilier atteint 10%.

Finalement, la catégorie investissements de diversification permettra d’améliorer la diversification au sein du portefeuille global sans pour autant changer fondamentalement le profil de risque et le rendement escompté de ce dernier. Elle pourra par exemple regrouper des actifs non traditionnels comme la microfinance ou encore les matières premières.

L’implémentation de cette stratégie d’investissement est prévue pour décembre 2011.


Stratégie d'investissement actuelle du FDC

Classe d’actifs

Quotas stratégiques

   Actions

    30%

                   Actions monde

25%

                  Actions marchés émergents

 5%

Obligations

    50%

                  Obligations monde couvertes

25%

                  Obligations EUR (prêts inclus)

25%

Liquidités

     5%

                   Liquidités EUR

 5%

Immobilier

    10%

                  Biens immobiliers Luxembourg

5%

                  Biens immobiliers monde

5%

Investissements de diversification

      5%

Total

  100%